
Jacqueline Lamba
Fabrice Maze - 2 parties (57'+54')
VF / VA / STE
Jacqueline Lamba a traversé le XXè siècle en côtoyant les plus grands artistes de l'avant-garde picturale et littéraire. Libre, indépendante, révoltée, intransigeante, elle n'eut de cesse de se battre pour se consacrer à son art. Après une rencontre élective en 1934 avec André Breton, décrite dans les pages du livre L'Amour fou, Jacqueline devint l'année suivante la deuxième femme de Breton et la mère d'Aube, fille unique du poète qui collabora jusqu'en 1945 aux foisonnantes activités du groupe surréaliste. Séparée de Breton en 1942, elle partagea sa vie aux Etats-Unis, jusqu'en 1955, avec le peintre et sculpteur David Hare dont elle eut un fils, Merlin. Jacqueline revint définitivement en France en 1955, jusqu'à sa mort en 1993, pour se consacrer entièrement à la peinture. Son œuvre s'inspirait largement des paysages de Haute Provence et de la « sémantique » des villes.
Annoncée par le poème prémonitoire “Tournesol”, de 1923, la rencontre, le 29 mai 1934, d’André Breton et de Jacqueline Lamba, relatée dans les pages de L’Amour fou, prolonge et éclaire l’Enquête sur la rencontre, emblématique du concept de hasard objectif forgé par le surréalisme, parue dans la revue Minotaure quelques mois plus tôt. Jacqueline devient l’année suivante, en août 1935, la deuxième femme de Breton et la mère d’Aube, fille unique du poète. Jacqueline collabore, de 1935 à 1945, aux activités surréalistes. Certaines de ses œuvres figurent dans le numéro des Cahiers d’art sur l’Objet de 1936 et d’autres seront reproduites dans les pages de la revue VVV publiée pendant la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis. Elle participe également aux Expositions Internationales du surréalisme à Londres, Paris, Santa Cruz de Ténériffe ou New York sans compter ses nombreuses contributions aux ludiques créations collectives que sont les cadavres exquis et le jeu de Marseille.
